CREDIT IMMOBILIER : comment bien négocier

L’agence saintgervaisimmobilier.net vous informe sur la renégociation d’un crédit immobilier.

Les taux d’intérêt des crédits immobiliers poursuivent leur baisse. Selon l’observatoire Crédit Logement / CSA, ils s’établissaient en octobre à 3,37% en moyenne : 3,40 % pour l’accession dans le neuf et 3,36 % pour l’accession dans l’ancien. Ils enregistrent un recul de 58 points de base depuis mars 2012, pour approcher leur point le plus bas de novembre 2010 (3.25 %). Parallèlement, de nombreux établissements bancaires n’ont pas rempli leurs objectifs en cette fin d’année et cherchent à attirer de nouveaux clients. Dans ce contexte, comment négocier au mieux ? Les conseils de Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi, courtier en crédit immobilier.

 

1. Trouver le financement avant de trouver le bien.
« Avant, on avait le coup de cœur pour un bien, et ensuite seulement on cherchait un financement. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Il est en effet judicieux de chercher d’abord la formule la plus avantageuse. Selon que l’on achète dans le neuf ou dans l’ancien, que l’on soit ou pas primo-accédant, en fonction de ses revenus, on peut parfois bénéficier de précieux coups de pouce. De plus, se présenter face à un vendeur avec une solution de financement donne automatiquement une vraie crédibilité à l’acheteur. Je recommande donc de consulter les sites internet spécialisés avant de se lancer dans une acquisition ».

2. Apport ou pas apport ?
« On entend dire un peu partout qu’il est impossible aujourd’hui d’acheter sans apport personnel. C’est faux. Avec un bon profil, on peut tout à fait obtenir un crédit à un taux avantageux sans apport. Par exemple, un jeune couple de diplômés qui démarre dans une grande entreprise n’aura aucun mal à se faire financer. Pour la banque, ces jeunes actifs représentent un bon investissement à moyen comme à long terme ».

3. Rassurer son banquier
« Contrairement aux idées reçues, les banques ne sont pas si frileuses : elles ont besoin de capter une nouvelle clientèle, de conquérir de nouvelles parts de marché pour atteindre leurs objectifs annuels. Par conséquent, elles doivent prêter. Bien sûr, elles sont vigilantes. Pour cette raison, avant de se lancer dans une acquisition, il faut « préparer » son compte en banque plusieurs mois à l’avance, ne pas contracter de crédits, ne pas être à découvert, bref, être raisonnable. Aujourd’hui, de bons gestionnaires avec un bon profil peuvent obtenir jusqu’à 2,75 à taux fixe sur 15 ans : cela vaut la peine de bien ficeler son dossier. Enfin, pour négocier au mieux, on peut bien sûr passer par l’intermédiaire du courtier ».

Pour aller plus loin…
Quel impact de la perte du triple A sur les taux de crédit ?

Après Standard & Poor’s début 2012, c’est au tour de l’agence Moody’s de dégrader la note de la France. Quel pourrait être l’impact sur les taux de crédit ? Il faut distinguer taux variables et taux fixes :

- Les taux variables ne sont pas impactés : ils dépendent de l’Euribor, le taux de référence de la zone euro, qui est très bas en ce moment.

- Quant aux taux fixes, ils dépendent d’une part des Obligations assimilables du Trésor, ou OAT, qui sont les titres de dette de l’Etat français, d’autre part de la note individuelle des établissements bancaires. Si ces deux éléments n’évoluent pas, alors le taux n’est pas impacté.

Pour mémoire, la dégradation de la note de la France en janvier n’a pas empêché les taux de poursuivre leur baisse tout au long de l’année.

Ce contenu a été publié dans Actu-Immobilière, Actualité, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.